Par Bisoudoudou, le 18/01/2013 dans A la une, Techniques

Aujourd’hui, nous accueillons notre toute nouvelle rédactrice : Bisoudoudou. Les techniques de couture n’ont aucun secret pour elle, et elle nous explique dans son premier article pourquoi le fer à repasser est le meilleur ami de la machine à coudre !

On ne le répétera jamais assez, le repassage est au moins aussi important que la couture en elle-même. Beaucoup ont tendance à l’oublier mais pour de belles finitions et un meilleur rendu, on ne peut se passer de cette étape cruciale.

Décryptage d’une étape souvent mise au rebut.

http://www.old-picture.com/american-legacy/009/Ironing-Woman.htm
Crédit photo : Harris & Ewing, 1939.

Le repassage, oui mais pourquoi ?

Tout d’abord, la première étape avant de commencer à coudre est de laver son tissu et de le repasser. On appelle ça décatir ou le décatissage. Cette étape est importante puisqu’elle permet de faire rétrécir le tissu s’il a besoin de l’être (cela évite qu’il rétrécisse une fois le projet fini…), d’enlever le trop-plein de teinture et donc d’éviter que le tissu ne déteigne lors du lavage de votre vêtement terminé, de détendre la fibre et d’éviter que ne se forment des auréoles au repassage.

Après avoir lavé votre tissu, il faut le repasser. Il faut impérativement le faire avant la découpe des pièces, et ce, sur l’envers : cela vous évitera de vous retrouver avec des pièces qui ne coïncident pas. Cela permettra aussi de retendre la fibre correctement.

Une fois cette étape terminée, commence le travail de patronage, de découpes et de couture… Il est très important de repasser après chaque couture : pinces, couture, ourlet, décolleté, tout y passe… Premièrement parce que les points vont se fixer dans le tissu et vont s’allonger, et deuxièmement parce que cela vous fera des coutures, des bords ou des angles bien nets, et qui seront presque invisibles sur l’endroit.

Pour les coutures ouvertes, voici mon truc pour avoir des coutures bien nettes. J’écrase d’abord mes coutures, tissu toujours endroit contre endroit, puis j’ouvre mon tissu, envers face à moi et j’écarte mes valeurs de couture. La couture est jolie, presque inexistante. Ainsi, le projet fini aura l’air beaucoup plus pro.

Après avoir passé plusieurs heures sur votre ouvrage, il est alors très important de repasser entièrement la pièce pour avoir une finition parfaite. Il serait dommage d’avoir passé tant de temps sur celui-ci pour le porter tout chiffonné. L’effet en serait amoindri et les volumes pas du tout mis en valeur.

D’accord, mais on s’y prend comment ? Voici les trucs et astuces à savoir sur le repassage.

Avant de commencer, repassez un coin de votre tissu pour régler la bonne température. Il faut bien la choisir si vous ne voulez pas vous retrouver avec des marques de fer. Préférez un repassage sur l’envers et utilisez une pattemouille pour le repassage sur l’endroit.

  • Le coton et le lin peuvent être repassés à température élevée.
  • Pour la soie et la laine, on préfèrera une température moyenne.
  • Les fibres synthétiques, comme le nylon par exemple, sont très sensibles à la chaleur, il faut les repasser à température très modérée.
  • Si vous repassez des fibres mélangées, le fer sera réglé pour l’adapter à la température de la fibre la plus fragile.
  • Pour le velours,  il doit être repassé à la vapeur sur l’envers. Pensez à la pattemouille et à un fer à température normale. N’utilisez pas la vapeur car elle peut  marquer l’endroit du tissu.
  • La soie, la viscose et l’acétate peuvent être repassés à sec. N’utilisez pas la pattemouille, vous risquez des auréoles.
  • La mousseline doit être repassée à sec. Elle se fripe si elle est repassée mouillée.

Pour le repassage, il vaut mieux presser que faire glisser. Glisser en appuyant fortement risque de déformer le tissu ( c’est parfois pratique par contre pour rattraper une ligne disgracieuse) alors que le presser, c’est-à-dire poser le fer puis le décaler sur la ligne de couture permettra d’avoir une jolie couture. Bien sûr, vous pouvez faire glisser votre fer, le tout est de ne pas appuyer avec force.

Voilà, vous êtes fin prêts à faire des merveilles !