Par papelhilo, le 16/02/2011 dans A la une, Discussions, Récits et témoignages

Pour beaucoup d’entre nous, la couture est une histoire d’héritage familial et on a toujours une pensée émue pour maman/mamie/tantine devant notre nouvelle création couturesque.

Mais maintenant, c’est à nous de transmettre le flambeau, et parfois on ne sait pas trop par quoi commencer …

Plan d’action en quelques années

  • avant 2 ans, et sous haute surveillance : on éveille l’intérêt discrètement, en laissant l’héritier jouer avec rubans, morceaux de tissus, voire boutons (gros !).
  • dès 2 ans : on apprend les rudiments de la couture avec les cartes à lacer

Cartes à lacer, Just Something I made

  • à partir de 4 ans : on attaque les choses sérieuses !

Si l’héritier n’est pas très minutieux, on visera les accessoires : tricotin, appareil à yoyo …

(clic sur la photo ci-dessus pour plus d’information)

Si l’envie est là, on s’orientera vers la réalisation de petits objets utilisables au quotidien par l’enfant (un héritier fier de lui est un héritier qui en redemandera !) : pochettes à MP3, petits sacs, bracelets, motifs à appliquer sur ses vêtements … Vous trouverez plein d’autres idées sur le site de Tête à modeler.

Pour la couture à la machine, on oublie la machine à coudre jouet : soit elle dévore les piles, soit elle ne coud que des tissus à la fois fins et rigides, bref c’est la déception assurée. Il reste les machines “sew mini” (par exemple celles-ci) qui ont quand même l’inconvénient du prix élevé.

Il vaut mieux initier directement ses enfants à la machine à coudre normale, dès qu’ils atteignent la pédale, pour des coutures toute simples : point droit, cotonnades pas trop fines. On retrouve les projets habituels des débutants : sacs, pochettes, bandeaux et chouchou pour les filles (très gratifiant pour elles car vite fait, sans difficulté, et portable devant les copines !).

Il existe des protège-doigts, mais la couture à la machine demande de toutes façons que l’enfant soit assisté de près par un adulte qui lui rappellera les règles de sécurité.

Au niveau des matériaux on privilégiera :

  • la feutrine qui ne s’effiloche pas et aux couleurs gaies ;
  • la toile à canevas pour ses gros trous bien visibles, et autre coton à la trame large ;
  • le feutre effaçable à l’eau pour que l’héritier fasse ses propres dessins à broder ensuite.

Au niveau technique : le point avant qui sert autant à broder qu’à appliquer des motifs en feutrine (ou autre matière qui ne s’effiloche pas)

Quelques pistes :

Quelques expériences de votre serviteur et ses héritiers :

Et vous, qu’avez-vous trouvé pour transmettre votre passion à vos héritiers ?