Par papelhilo, le 29/06/2011 dans A la une, Artistes & Créateurs

Vous la connaissez, vous admirez son style bien à elle, elle vous a inspiré dans vos réalisations … C’est la Fée du Lutin

Aujourd’hui, elle nous raconte son parcours pour devenir une créatrice reconnue.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Charlotte, j’ai bientôt 28 ans, je vis en Bretagne au bord de la mer avec mon chéri, mon chat et mes trois chiens !

Quand et comment as-tu commencé à coudre ?

Je ne me souviens pas exactement … Je sais que j’ai eu ma première machine pour Noël à 15 ans, avant je cousais un peu à la main et j’aimais la broderie aussi. J’ai toujours été manuelle et j’ai toujours aimé m’occuper les mains. Au lycée, c’est une copine qui cousait super bien qui m’a appris, je me souviens d’avoir fait un pantacourt rouge, il était trop beau !

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Je pense que l’inspiration se puise partout, je peux être inspirée par une fleur lors d’une ballade qui deviendra motif, j’aime observer les gens dans la rue aussi, leur look, regarder les magazines de mode et déco aussi … Souvent c’est un détail qui va m’interpeller et m’inspirer, c’est assez dur de savoir d’où ça vient !

Quel est ton statut professionnel actuel ?

J’ai commencé il y a 4 ans en intégrant une société coopérative, j’avais le statut d’entrepreneur salarié de la coopérative. C’est intéressant pour tester son projet, j’y suis restée un an et j’ai ensuite pris le statut d’auto-entrepreneur que j’ai toujours actuellement.

Qu’est-ce qui t’a poussé à vouloir devenir pro ?

Après mes études aux Beaux-Arts, j’ai eu un emploi en CDD à mi-temps 6 mois de l’année, ce qui m’a laissé beaucoup de temps libre, j’ai commencé à créer et vendre quelques vêtements sur eBay aux enchères.  Les enchères grimpaient de plus en plus  ! Et puis j’ai créé le blog et ça a pris de l’ampleur, alors je me suis dit qu’il fallait peut-être que je me lance à plein temps.

Quelles ont été les difficultés pour y arriver ?

Le plus dur c’est de gérer le côté administratif, tout ce qui est à coté de la création en fait. Quand on se lance on aimerait juste coudre et pas s’occuper du reste, mais ça n’est pas possible.

As-tu trouvé des aides sur ton parcours ?

J’ai bénéficié de l’ACCRE ( l’aide à la création d’entreprise), j’ai pu percevoir des allocations et payer moins de charges aussi.

Est-ce que ton entourage proche a joué un rôle ?

Mon entourage m’a toujours soutenu : ma mère m’aide beaucoup, je sais que je peux compter sur elle. Mon compagnon aussi me soutient même si ça n’est pas toujours facile.

Comment te fais-tu connaître ?

Au départ j’ai eu la chance de me faire connaître par le biais de mon blog , beaucoup de gens sont venus à moi. Ensuite j’ai fait un site. Puis j’ai participé à des salons : j’ai remporté un concours de jeunes créateurs pour avoir un stand sur un salon, ça m’a fait beaucoup de pub. J’essaye d’être présente sur le net (blog, site, sites de ventes de créateurs, facebook … ) Et un peu plus sur les marchés et salons cette année.

Qui sont tes clients ?

Je n’arrive toujours pas aujourd’hui à savoir qui sont réellement mes clients ! Ce sont quand même majoritairement des femmes mais de tous âges et de tous styles même, c’est ça qui m’étonne le plus ! Au niveau géographique, je vends dans toute la France, et un peu à l’étranger aussi : Suisse, Belgique, Norvège…

Comment fixes-tu tes tarifs ?

En fonction du coût de la matière première, du matériel et du temps passé dessus surtout.

Comment s’organise ton travail au quotidien ?

Je passe une heure ou deux sur l’ordinateur le matin ou le soir pour répondre aux mails, retravailler mes photos, mettre les blog/boutique/site à jour, et entre 6h et 8h à l’atelier, voire plus en période de Noël par exemple !

Comment te vois-tu dans 10 ans ?

J’espère faire la même chose, mais être plus sereine ! Là, mon entreprise est encore fragile, j’ai des périodes plus calmes que d’autres : j’espère réussir à gérer tout ça et mieux m’organiser sur une année complète.

Que dirais-tu à celles qui rêvent de devenir pro ?

Qu’il faut tenter ! Dans mon cas, je n’avais rien à perdre, je n’ai pas eu à faire de gros investissements. Je pense que quand on a des rêves, un projet, il faut y aller ! Sinon on aura toujours des regrets. Si je dois arrêter, je serai déçue mais au moins j’aurai essayé !

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